On raconte, Ô mon Roi …

16 Avr

C’est ainsi que Shéhérazade recommençait, chaque nuit,  la suite des aventures des héros, des héroïnes, des démons et des nains, et d’autres figures, magnifiques ou grotesques, humbles et misérables ou dotés de pouvoirs magiques, qu’elle présentait et animait de vie pour captiver le roi son époux, pour le bercer jusqu’à ce que le sommeil le gagne.

Pour avoir la vie sauve, oui, c’est à ce prix que chaque nuit elle sauvait sa tête.

Souvenez-vous ? Les deux jeunes rois, les deux frères, avaient vu de leurs propres yeux leurs épouses respectives se jeter comme des chiennes, parfaitement dévoilées, sous les caresses des beaux esclaves, à peine que se soit ébranlé le cortège de leur départ pour la grande chasse.

Aussi les deux jeunes frères s’étaient-ils juré de ne jamais laisser survivre aucune vierge qu’ils prendraient pour femme.

Bonsouère j’ai ben de la misère à réécrire les tout-premiers chapitres, les chapitres d’introduction aux Contes des Mille Nuits et une Nuit. Alors, je vous le fais à l’Indienne, ça me laisse une autre chance, ouech-ouech.

Les deux frères se partagent un Royaume laissé par Feu le Père, et cela en toute bonne intelligence. Un Royaume c’est pas si facile à gérer, on n’est pas trop de deux dans ces conditions.

Or ça les deux frangins vont se voir l’un l’autre, et ils n’ont pas déjà le dos tourné que leurs épouses les trompent ardemment avec les esclaves bien bâtis.

Ils font serment que dorénavant toutes les jeunes vierges qu’ils épouseront, auront la tête tranchée dès l’aube qui suit les épousailles.

A ce rythme, les vierges à marier vont se faire bientôt rares dans le district.

Shéhérazade et sa jeune soeur  (son prénom m’échappe à l’instant) , filles du Grand Vizir en personne, se trouvent rapidement sur le rang des quelques-unes qui restent à la consommation. Surtout Shéhérazade. La jeune soeur on en parle moins. Pourquoi ?

Parce que c’est Shéhérazade qui a l’idée de demander au roi son époux la faveur de laisser la jeune soeur assister à la consommation de la noce. La jeune soeur a pour consigne de demander à l’épousée, avant qu’elle ne soit décapitée, de finir l’histoire qu’elle avait commencé  lui raconter la veille.

… et l’histoire est racontée de telle sorte que le roi charmé s’endort avant d’en connaître le dénouement. A son réveil, il décide d’un sursis de vingt-quatre-heures à l’exécution de sa jeune femme, car il entend connaître le soir même la révélation de l’intrigue poétique.

Et cette jeune femme, Schéhérazade, fera durer le poème épique de nuit en nuit, bien au delà de sa deuxième maternité, de sorte qu’en fait le Roi est carrément coincé, genre : qu’il fasse décapiter sa femme, soit, les moeurs sont de tendance très patriarcales dans ce contexte. Mais s’il s’arroge le droit de se débarrasser de sa moitié, peut-il aussi légèrement priver ses deux fils de leur mère ? Réponse : non. Point barre.

Mille nuits et une nuit, c’est ce que va durer l’histoire.

Premier indice en forme de schéma.

Mille Nuits

et une Nuit

Mille et Une Nuits (best before 26/02/11)

La version la plus plausible est que la pauvre enfant, complètement larguée dans ses narrations à bercer le Roi, ne sachant plus où elle en était arrivée, reprenait une idée d’histoire et en imaginait une variante.

Ce n’est pas la version que propose les éminents spécialistes qui se sont penchés et se penchent encore sur ce bijou de la littérature arabe. Ceux-là même qui nient aux femmes tout potentiel de logique. Sic.

Récré en hommage à Eric Clapton (Leïla et tout ce qu’on a pu rêver)

♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (frise artisanale style « gommettes ») ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Deuxième indice :

Sindbad (en format pdf : bonne chance !)


♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (artisanal) ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Ici, on dit : « Il était une fois, »

En Anglais ils disent : « once upon a time », qui accroche immédiatement à l’étoile sur laquelle on fait un voeu. A wish upon a star. Il faut faire vite, parce que l’étoile file si impromptue que l’on a eu bien raison de faire un stock de voeux à l’avance. L’étoile ne prévient pas, on la guette et au moment où l’on pense à autre chose elle fait une fulgurance brûlante comme la lame d’un sabre qui fendrait une étoffe de brume noire (…)

On y reviendra. Maintenant j’ai sommeil et ma provision de voeux à proposer, a moisi en cale sèche : seuls mes beaux rêves de plomb pourront réapprovisionner mon espoir.

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