Sissi de Bavière

22 Nov
 
Sissi : son avant-gardisme, sa beauté, son anorexie

 

 les films hollywoodiens qui racontent l’histoire de Sissi ne reposent pas sur des faits historiques. Sissi a eu une vie malheureuse et tragique dès son adolescence.

Elle n’a que 15 ans lorsqu’elle épouse l’Empereur François Joseph, qui la choisie. Elle était en plein chagrin à cause de la perte de son premier amour, le jeune écuyer de son père.

Elle se résigne à accepter cette infortune pour rester solidaire de sa famille, et va apprendre à aimer ce François-Joseph. La nuit de noces se passe très mal, elle ne veut pas se donner à lui, on lui offre des coffres de pièces d’or mais considère cela comme de la prostitution. La mère de François-Joseph lui met une pression terrible qui durera toute sa vie.

Élisabeth se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale. Beaucoup plus tard, elle confiera à sa fille Marie-Valérie : « Le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j’ai été vendue… ».

Cependant, elle est rapidement enceinte. Sa belle-mère passera sa vie à lui reprocher d’élever elle-même ses enfants. Elles n’ont pas la même vision de ce que doit être une souveraine, et Sissi a énormément sacrifié de sa personnalité joviale et romantique pour tenir son rôle.

Sa beauté est de renommée mondiale, et l’on associe directement le nom de Sissi à sa grande beauté.

Des masques de viande de veau cru sur le visage, des compresses à l’huile d’olive pour la peau, des serviettes humides autour du corps pour entretenir la minceur, tout, en fin de compte, était au service de sa beauté.  

Sissi a une obsession pour son poids : des régimes à base d’orange, d’œufs, de lait, le jus de six kilos de viande de bœuf en guise de déjeuner, des blancs d’œuf salés – tout est calculé pour ne pas prendre un gramme. Sans oublier le lait encore chaud qu’on vient de traire ; il tint souvent lieu de repas à l’impératrice.  Pour pouvoir fournir constamment du lait à Sa Majesté, il fallait des animaux sélectionnés, en permanence sous contrôle vétérinaire, et qui étaient élevés dans le jardin tyrolien de Schönbrunn. Les vaches et les chèvres étaient même emportées en voyage car l’impératrice ne se fiait pas au bétail étranger.

Elle contrôlait son poids trois fois par jour, le résultat était enregistré sur une liste. Pour une hauteur de cent soixante-douze centimètres, elle ne devait pas dépasser cinquante kilos. Le tour de la taille, des cuisses, des mollets, étaient aussi mesurés avec précision. La plus grande préoccupation de l’impératrice était sa silhouette mince et frêle.

Il y avait ainsi dans chacune de ses résidences une salle de gymnastique avec tous les agrès possibles, des anneaux, une barre fixe et des haltères. Le mouvement était le premier commandement : il s’associait à de longues chevauchées, à la gymnastique quotidienne – une à deux heures chaque matin – et à des promenades à pied qui duraient plusieurs heures. On peut les qualifier sans hésitation de “marches forcées” : elles étaient en effet la terreur de toutes les dames d’honneur qui devaient accompagner Sa Majesté et bien souvent la talonnaient presque à bout de souffle, car le rythme prescrit était très soutenu.

Les femmes de chambre passaient une heure entière à lacer son corset, malgré la minceur de sa taille. Elle ne devait pas mesurer plus de cinquante centimètres ! Il arrivait aussi que les robes de l’impératrice soient cousues directement sur elle pour être parfaitement ajustées à son corps. Sous sa tenue de cheval, elle ne portait pas de lingerie mais une tunique en cuir de cerf extrêmement mince, qui devait être humide pour lui aller comme une seconde peau.

Dans son livre Die kranken Habsburger (Les Maladies des Habsbourg), le Dr Bankl en conclut qu’on a là sans équivoque le tableau clinique de l’anorexia nervosa, une obsession de maigrir pathologiquement s’accompagnant d’un besoin de mouvement irrésistible et de l’alternance de phases de dépression et d’excitation agressive”. Il explique aussi que les symptômes névrotiques de l’anorexie sont très étroitement liés, sur le plan psychique, au rejet de toute plénitude corporelle et, avant tout, de la sexualité. “Pour moi ni amour ni vin, L’un fait mal, l’autre fait vomir” écrivit un jour l’impératrice.

Source : Sissi, ses frères et soeurs, valse tragique en Bavière (Edition Pygmalion, Erika Bestenreiner)

La chevelure de Sissi, la partie la plus importante de son culte de la beauté était les soins qu’elle apportait à sa chevelure qui lui tombait jusqu’aux chevilles (elle pesait cinq kilos, dit-on). Il n’est pas étonnant que cette masse lui ait causé des maux de tête. C’est pourquoi ils étaient relevés avec des rubans pour soulager la tête et le cou.

Le soin de la coiffure durait trois heures chaque jour ; le lavage était un rituel qui occupait toute la journée et avait lieu toutes les trois semaines. Une mixture à base de trente jaunes d’oeufs crus mélangés à du cognac était étalée avec un pinceau et devait agir pendant une heure.

L’experte qui s’occupait de la chevelure impériale s’appelait Fanny Angerer et avait jadis été coiffeuse au Burgtheater à Vienne. Les coiffures très inventives des actrices avaient frappé Elisabeth, qui avait su détourner la jeune coiffeuse du théâtre par une offre d’appointement égalant ceux d’un professeur d’université. Fanny était la créatrice de la “coiffure à la couronne”, qui fut le signe distinctif d’Elisabeth. Elle fut souvent imitée, notamment par ses sœurs. Beaucoup de dames de la cour s’offraient le luxe d’être coiffées par Fanny Angerer.

Pour apaiser l’âme de sa maîtresse, pour qui, malgré sa chevelure abondante, la chute du moindre cheveu signifiait une perte irréparable, Fanny avait un truc : elle faisait disparaître les cheveux tombés en la peignant sur un ruban adhésif fixé à son tablier à l’insu des regards critiques de Sa Majesté. Apparemment, celle-ci n’a jamais percé la ruse. Elle était tellement satisfaite de sa coiffeuse qu’elle aurait aimé empêcher son mariage. Comme elle n’y réussit pas, elle prit aussi son époux à son service.

Source : Sissi, ses frères et sœurs valse tragique en Bavière (Editeur Pygmalion, Erika Bestenreiner)

L’Impératrice était particulièrement fière de ses cheveux qui lui arrivaient aux talons. Un véritable rituel quotidien s’organisait autour de sa coiffure. Cette tâche minutieuse revenait à Fanny Angerer à qui il ne fallait pas moins de 3 heures pour brosser, laver, peigner et mettre en place cette masse de cheveux. Jusqu’à la fin de ses jours, Elisabeth fut astreinte à ce service “sacré”.  Son lecteur grec, Constantin Christomanos a laissé le témoignage précis du déroulement de ce cérémonial : “…derrière l’impératrice se tenait la coiffeuse. Elle fouillait dans les ondulations de la chevelure, la soulevait et la palpait comme du velours ou de la soie, l’enroulait autour de son bras comme des ruisseaux qu’elle eût cherché à capter. Puis elle présentait sur un plateau d’argent, les cheveux morts, les regards de la maîtresse et de la servante se croisaient une seconde chargés chez la première d’un muet reproche, chez l’autre de culpabilité et de repentir…” Le lavage des cheveux avait lieu tous les 15 jours et demandaient une journée entière. Fanny utilisait un mélange moussant dont la formule est restée secrète, mais on sait qu’il contenait des oeufs et du cognac.

La beauté de l’Impératrice d’Autriche nourrit l’admiration des hommes, faisait sensation à l’étranger où elle devint légendaire. Plus d’un curieux se rendit en Autriche dans l’espoir d’apercevoir les traits de la divine impératrice. Le Shah de Perse lui-même témoigne après avoir fait sa connaissance : “Dieu qu’elle est belle ! C’est la femme la plus belle que j’aie jamais vu. Quelle dignité ! Quel rire ! Quelle bonté ! Si je revenais, ce ne serait que pour la revoir, elle !”

Source : Le Petit Boudoir

Sissi avait un album dans lequel elle collait les photos des plus belles femmes du monde. Difficile de les retrouver. Cependant, Sissi a affirmé que les plus belles femmes du monde étaient les Persanes.

Caroline Hunyady                                      

  Danseuse inconnue                                 Madame Duz-Oglu de Constantinople

  

 L’impératrice Eugénie, sa proche amie

 

 

 

Sissi fût assassinée en pleine rue à l’âge de 61 ans, pour des idées politiques qu’elle n’avait pas personnellement, mais que sa belle-famille incarnait.

Livres : “Sissi, les forces du destin”, Hortense Dufour

Sites : http://sissi-1837-1898.skyrock.com/ * http://www.lefaitmedical.ch/fr/arti…  * http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Wittelsbachhttp://www.dialogus2.org/sissi.html

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